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ART-THERAPIE et TROUBLES DE LA PAROLE

une activité complémentaire efficace

pour de la prise en charge des troubles de la parole

et notamment du bégaiement.

Aux Etats-Unis et au Canada, l’art-thérapie est un complément de prise en charge usuel pour le traitement des troubles de la parole (bégaiement, certains troubles "dys", surdité, difficultés auditives…), et notamment du bégaiement.

En m’appuyant sur ma formation professionnelle et sur les travaux menés outre-Atlantique, je propose des séances spécifiques qui s’orientent au maximum vers une expression non-verbale afin que les personnes puissent vivre les séances comme un moment ressource où elles viennent sans anxiété d’avoir à parler.

Les médias utilisés se substituent aux mots pour que l’expression soit fluide et spontanée, pour partager sans dire, pour dire autrement ou pour signifier ce qui ne peut être verbalisé.

 

Pourquoi est-ce une activité complémentaire efficace pour la prise en charge des troubles de la parole ?

1°) Car l’art-thérapie permet de communiquer autrement que par la parole

L’art-thérapie permet l’accès à d’autres moyens d’expression et de communication dans lesquels la personne est libérée des ruptures et blocages qu’elle rencontre avec la parole.

Lors de la création artistique, son expression est libre et spontanée sans crispation ni crainte par anticipation de ne pas transmettre le message qu’elle souhaite partager.

Þfrustration, stress

Þliberté, spontanéité et fluidité de l’expression,

Þretrouver le plaisir de communiquer et d’entrer en relation avec l’autre.

2°) Car l’art-thérapie permet de libérer les émotions et de diminuer les tensions.

Le jugement, la honte, la dévalorisation, la colère, la solitude, la souffrance sont très présents quand une personne s’exprime sur son trouble de la parole.

Poser ses émotions et ses tensions sur le papier, ou les façonner dans l’argile, permet de les exprimer et de les extérioriser librement afin de s’en désidentifier.

Þapaisement, confiance en soi, assurance,

Þdésidentification entre la personne et son émotion/sa maladie.

 

3°) Car l’art-thérapie peut permettre de mieux cerner les facteurs qui sont à l’origine du trouble ou qui constituent un blocage dans le processus de guérison

La production artistique peut être un révélateur des non-dits ou de l’indicible.

Au cours d’une séance d’art-thérapie, la personne peut être amenée à libérer de façon explicite ou cachée des informations permettant d’identifier les facteurs qui peuvent être à l’origine du trouble de la parole ou qui constituent un blocage dans son processus de guérison.

L’art-thérapie permet d’identifier ces informations pour qu’elles puissent être travaillées en séance ou, selon la nature ou gravité de la situation, avec un psychologue/psychiatre/pédopsy/psychothérapeute, afin que la personne puisse s’en libérer.

Þpossibilité d’identification de difficultés ou de blocages inconscients.

4°) Car l’art-thérapie permet d’intégrer son rôle d’acteur et de visualiser sa progression dans sa prise en charge

Au fur et à mesure des séances, les maux sont exprimés et extériorisés,

Peut alors commencer un travail sur la confiance en soi, la valorisation, sur les qualités sur lesquelles la personne peut s’appuyer pour affronter ses difficultés d’élocution…

Et pour (re)trouver sa place dans son environnement familial/scolaire/professionnel/amical…

Þconfiance, valorisation de soi,

Þsociabilisation.

Avec l’accord des participants, leurs productions sont conservées ou photographiées afin qu’ils puissent visualiser leur progression.

 

Quelques mots plus spécifiques sur le bégaiement…

La première prise en charge du bégaiement est la prise en charge orthophonique qui est indispensable.

S’agissant du jeune enfant, au moindre doute, insister auprès de votre médecin pour une consultation orthophonique (voir plus bas "Comment trouver près de chez vous un(e) orthophoniste spécialiste du bégaiement").

Et retenons que plus le bégaiement est pris en charge tôt, moins il a de (mal)chance de s’installer.

Je me permets de compiler plusieurs informations recueillies auprès de l’Association Parole-Bégaiement… et vous incite vraiment à visiter leur site officiel : http://www.begaiement.org/ tant il est source de précieuses informations :

Qu’est ce que le bégaiement ?

Le bégaiement est un trouble mal connu dont la cause reste incertaine.

Il affecte pourtant 1% de la population sans distinction d’origine culturelle ou sociale.

"En surface, le bégaiement c’est des accidents dans le déroulement de la parole (répétition de syllabes, prolongements de sons, blocages).

Ces accidents peuvent s’accompagner de spasmes respiratoires, mouvements involontaires du visage ou du corps tout entier.

La gravité du bégaiement n’est pas proportionnelle à l’importance de ces accidents.

Plus profondément, c’est un trouble de la communication qui perd sa spontanéité et son naturel, une lutte où le sujet perd le contact naturel avec son interlocuteur, une volonté de bien parler qui gène le fonctionnement automatique de la parole (cercle vicieux).

Le bégaiement varie sous l’influence de l’émotion, la fatigue, la crainte de bégayer, les efforts faits pour le dissimuler. Il varie aussi par période sans raison apparente.

Le bégaiement n’existe que dans le contexte de la communication spontanée face aux autres (pas dans le chant ou le théâtre, rarement dans la lecture).

Pour comprendre les origines du bégaiement, il faut sortir de l’idée de cause généralement réputée inconnue, et envisager des facteurs :

- liés à l’individu (facteurs neuro-psychologiques, troubles moteurs, personnalité psycho-affective particulière),

- liés à l’environnement (familial, scolaire),

- liés à des événements traumatisants (reconnus ou non reconnus, ne déclenchent un bégaiement qu’en présence de facteurs favorisants).

Il n’existe pas aujourd’hui d’accord général sur la genèse du bégaiement et aucune théorie n’est universellement admise. Certains insistent sur le plan moteur, d’autres sur l’aspect comportemental ou psychologique."

"Si on sait peu de choses sur les causes, on sait, en revanche, ce qui aide à éviter, dans la grande majorité des cas, le passage à la chronicité chez un enfant qui commence à bégayer.

L’intervention préventive précoce, même si elle n’a pas encore été évaluée de façon statistique, est d’une grande efficacité.

Les facteurs favorisants :

Les facteurs favorisants peuvent concerner l’enfant lui même. Il peut s’agir :

- d’un fonctionnement neuro-musculaire particulier, parfois expliqué par l’altération du système nerveux central, ou d’un trouble du développement de la parole et du langage.

- d’un tempérament particulier, un caractère volontaire, perfectionniste, une tendance obsessionnelle ou une souffrance psychologique de la petite enfance, source d’angoisse.

- L’origine génétique de certains de ces facteurs est actuellement de plus en plus reconnue.

Une autre catégorie de facteurs peut provenir de l’environnement de l’enfant :

- l’exigence parentale quant à la qualité de la parole est un des facteurs les plus fréquemment retrouvés,

- la pression temporelle excessive pesant sur la vie de l’enfant.

- une ambiance familiale peu favorable à la communication,

- un conflit parental,

- des problèmes relationnels dans la fratrie,

- des difficultés de socialisation,

- toute cause, en somme, de tension durable ne parvenant pas ou parvenant mal à s’exprimer.

Les facteurs déclenchants :

Les facteurs déclenchants sont constitués par :

- des événements ponctuels, parfois bien ordinaires, susceptibles d’être mal ressentis par l’enfant, tels que la naissance d’un autre enfant, un déménagement, l’éloignement momentané du milieu familial à l’occasion d’une hospitalisation ou de vacances, un changement d ’école.

- un événement plus évidemment traumatisant, source de frayeur et se traduisant par un choc émotionnel important tel que accident, incendie, deuil, bouleversements de tout ordre, d’autant plus traumatisants qu’ils sont minimisés, non reconnus, non exprimés.

Notons qu’aucun de ces facteurs n’est nécessaire ni suffisant à lui seul pour expliquer l’installation d’un bégaiement.

Enfin, outre ces facteurs, il convient d’envisager encore et surtout en troisième lieu les processus de chronicisation par lesquels un bégaiement naissant, qui pourrait n’être que transitoire, s’installe d’emblée ou par étape dans la durée. La connaissance de ces processus est d’une importance primordiale pour qu’une prévention efficace puisse être réalisée. Il semble de plus en plus évident qu’ils prennent leur source dans la réaction de lutte et de déni de l’enfant vis-à-vis de son propre trouble, réaction elle-même liée à l’attitude de l’entourage immédiat, devant l’apparition du trouble.

En résumé, pour que le bégaiement s’installe durablement, l’expérience clinique montre que sont toujours à l’oeuvre conjointement :

1) un ou plusieurs facteurs favorisants

2) un ou plusieurs facteurs déclenchants

3) cette réaction particulière de lutte solitaire du sujet contre son propre trouble.

Au moment où la parole du jeune enfant est mise en difficulté par le bégaiement trois attitudes sont à éviter :

1) Reproches (ou moqueries ou appel à la volonté) Cette attitude est nocive parce qu’elle oriente l’enfant vers l’effort de parole. L’effort pour mieux parler est paradoxalement le principal élément responsable de l’évolution du bégaiement vers la chronicité.

2) Conseils (calme toi, parle moins vite, respire, articule, prends ton temps on t’écoute, prépare ta phrase) Cette attitude est nocive car elle oriente l’enfant vers la prise en charge volontaire du détail d’exécution de sa parole, ce qui en compromet le caractère naturel et spontané.

3) Fausse indifférence (ne pas prêter attention aux accidents de parole, faire comme s’il n’existaient pas, en attendant patiemment que l’enfant ait terminé) Cette attitude, pourtant souvent recommandée, totalise les inconvénients des deux précédentes, conduisant l’enfant à s’efforcer de fabriquer artificiellement sa phrase dans le contexte d’une communication dénaturée par le non dit."

Pour plus de renseignements,

Consultez le site de l’Association Parole Bégaiement (APB) rubrique "Prévention" : http://www.begaiement.org/spip.php?rubrique2

Allez visiter ce site, vous y apprendrez énormément de choses !

Comment trouver un(e) orthophoniste spécialiste du bégaiement près de chez vous ?

En prenant contact avec la délégation régionale ou départementale de l’APB dont vous trouverez les coordonnées sur  : http://www.begaiement.org/spip.php?article17

Quelles petites astuces :

- Poser une seule question à la fois, en essayant d’accrocher le regard de l’interlocuteur souffrant de bégaiement,

- Attendre une dizaine de secondes avant de répéter la question si elle n’a pas reçue de réponse (surtout chez l’enfant afin qu’il termine ce qu’il est en train de faire ou penser et qu’il puisse mobiliser son attention)

- Eviter, autant que possible, toute pression temporelle : "on est pressé", "vite", "dépêche-toi", "on est en retard", etc…

 

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